Par Aris Barkas/ [email protected]
Avec le format de l’EuroLeague verrouillé à 20 équipes et JL Bourg ayant remporté l’EuroCup, les contours de la compétition réunissant les grands clubs européens pour la saison prochaine se dessinent, même s’il reste quelques zones d’ombre.
LDLC ASVEL, AS Monaco et Paris Basketball ont tous disputé cette saison l’EuroLeague; JL Bourg a obtenu le billet pour l’édition suivante.
Alors que Fenerbahce, l’ASVEL et le Real Madrid n’ont pas encore signé leur nouvelle licence décennale, il n’est pas possible d’écarter la possibilité que les quatre clubs français prennent part à la saison 2026-27 de l’EuroLeague.
Pourtant, les zones d’incertitude sont nombreuses, centrées principalement sur Bourg, ASVEL et aussi Monaco.
En commençant par Bourg, le problème évident pour le club demeure son arène à domicile, l’Ekinox, qui ne peut accueillir que 3 548 spectateurs. C’est de loin insuffisant par rapport aux normes de l’EuroLeague; néanmoins, des exceptions existent dans la région pour Barcelone et Monaco.
Bourg récupère la licence de l’EuroCup, qui était jusqu’à présent utilisée par Monaco. Ainsi, Monaco, à condition de trouver une solution à ses problèmes financiers, doit négocier avec l’EuroLeague une licence, qui pourrait ressembler à des accords signés par Partizan, Crvena Zvezda, Valencia, Virtus ou Dubaï.
Pour être précis, ces cinq clubs, aux côtés des actionnaires (Real Madrid, Barcelone, Baskonia, Fenerbahçe, Efes, Panathinaikos, Olympiakos, Milan, Zalgiris, Maccabi Tel Aviv, Bayern Munich, ASVEL), sont prêts pour la saison prochaine. Hapoel Tel-Aviv et Bourg détiennent les licences accordées aux vainqueurs de l’EuroCup, ce qui ne laisse qu’une place libre, Monaco et Paris n’ayant pas de licence.
L’avenir des trois actionnaires non signataires
Voici donc le point intéressant. Si Bourg confirme sa participation, alors, en théorie, soit Monaco soit Paris sera exclu pour la saison prochaine.
Le marché parisien, pour des raisons évidentes, est une priorité pour l’EuroLeague, mais Monaco est aussi un club qui a beaucoup investi et, malgré ses difficultés récentes, s’il est capable de jouer la saison prochaine, l’EuroLeague aimerait l’aider.
La direction parisienne, qui n’est pas dans les petits papiers de la NBA, pousse depuis plusieurs années pour une licence à long terme, et un scénario possible serait que Paris obtienne la licence ASVEL, surtout s’ils se tournent vers la NBA Europe et jouent la saison prochaine en Basketball Champions League.
Alors que Tony Parker et l’ASVEL ont récemment exprimé leur désir de rester en EuroLeague, rien n’indique qu’ils n’entretiendraient pas aussi des liens avec la NBA, ce qui rend leur avenir encore incertain.
Fenerbahçe devrait également signer la nouvelle licence et a déjà exprimé son intention de le faire. Le Real Madrid, en revanche, demeure dans le mystère, mais il est difficile d’imaginer que le plus grand club d’Europe participe à la saison 2026-27 en Basketball Champions League.
En somme, nous nous trouvons dans un véritable jeu de chaises musicales, le scénario le plus plausible étant d’avoir trois clubs français la saison prochaine pour compléter la liste à 20 équipes de l’EuroLeague.
Le cas Besiktas
Qu’en est-il du finaliste de l’EuroCup, Besiktas ? À ce stade, l’idée d’une entrée de Besiktas en EuroLeague la saison prochaine apparaît comme une éventualité pratiquement improbable.
Concrètement, ce n’est envisageable que si l’ASVEL passe au BCL et si Bourg décide de ne pas participer à l’EuroLeague; alors Besiktas aurait une chance d’être inclus dans la composition 2026-27.
Cependant, il faut aussi noter que cela impliquerait une négociation à partir de zéro, car les statuts de l’EuroLeague ne prévoient pas de disposition selon laquelle le finaliste obtient la licence liée à l’EuroCup si le champion la refuse.
Le finaliste obtient la licence EuroLeague uniquement s’il existe deux places libres pour les équipes de l’EuroCup, et pour la saison prochaine, le Hapoel Tel Aviv occupe encore l’une de ces places après s’être qualifié pour les playoffs.
Crédit photo : EuroCup