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MVP 2027 : Wembanyama peut-il ramener le trophée en Europe ?

10 août 2026

MVP 2027 : Wembanyama peut-il ramener le trophée en Europe ?

Troisième. C’est la place occupée par Victor Wembanyama au scrutin du MVP 2026, derrière Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic, au terme d’une saison à 25 points, 11,5 rebonds et 3,1 contres de moyenne. Quelques semaines plus tard, les bookmakers en ont fait le favori numéro un pour le trophée Michael Jordan 2027, à 3.00.

Le raccourci en dit long sur la trajectoire du pivot des San Antonio Spurs, qui entame sa quatrième saison avec le statut d’homme à battre. Il pose aussi une question que les suiveurs du basket européen se posent depuis deux ans : le trophée individuel le plus prestigieux de la NBA va-t-il retrouver le chemin du continent ?

Le marché MVP s’ouvre dès l’intersaison et se referme progressivement au fil des mois, les cotes d’août n’ayant plus rien à voir avec celles de mars. Pour le suivre dès la reprise, il est possible de récupérer ce code Linebet du site Basket USA. Encore faut-il jauger ce que vaut la candidature française dans un peloton particulièrement fourni.

Wembanyama favori à 3.00 devant Gilgeous-Alexander

Les opérateurs n’ont pas attendu la reprise pour trancher. Wembanyama ouvre à 3.00, devant Gilgeous-Alexander entre 4.30 et 5.00 selon les books, puis Jokic autour de 5.75. Luka Doncic, désormais aux Lakers, pointe à 7.50, Giannis Antetokounmpo à 16.00.

L’écart avec l’an dernier saute aux yeux. Douze mois plus tôt, le Français abordait la saison autour de 12.00, rangé parmi les outsiders lointains. Sa montée en tête du marché sanctionne autant sa progression individuelle que le parcours des Spurs jusqu’en finale, un run que peu d’observateurs anticipaient dès la troisième année de sa carrière.

Une saison 2025-2026 qui a changé son statut

Les chiffres racontent l’histoire d’un joueur qui a pris le pouvoir. Vingt-cinq points, 11,5 rebonds, 3,1 passes et 3,1 contres de moyenne, une équipe conduite à 62 victoires pour 20 défaites et à la deuxième place de la conférence Ouest.

Deux marqueurs sortent du lot. À 22 ans, Wembanyama est devenu le premier joueur élu meilleur défenseur de l’année à l’unanimité dans l’histoire de la ligue. Il a par ailleurs rejoint le cercle très fermé des joueurs ayant franchi les 40 points au moins dix fois avant leur vingt-troisième anniversaire, aux côtés de Kareem Abdul-Jabbar, LeBron James et Shaquille O’Neal.

La finale perdue contre New York a laissé des regrets, mais elle a fait basculer sa perception auprès des votants. Un joueur qui porte sa franchise à ce niveau ne se juge plus sur son potentiel.

Gilgeous-Alexander face au mur du triplé

Le tenant du titre part avec un handicap qui ne figure pas dans ses statistiques. Gilgeous-Alexander vise un troisième MVP consécutif, performance que personne n’a réussie depuis Larry Bird entre 1984 et 1986. Avant lui, seuls Bill Russell et Wilt Chamberlain y étaient parvenus.

Les tentatives récentes se sont toutes soldées par un échec, sept fois depuis 2000. La lassitude des votants pèse dans un scrutin où la nouveauté du récit compte souvent autant que la production brute. Le Canadien reste pourtant le concurrent le plus solide, avec 31,1 points de moyenne la saison passée et un Thunder qui domine toujours l’Ouest.

Jokic, Doncic : la vieille garde européenne veille

Le dernier lauréat né en Europe s’appelle Nikola Jokic, sacré pour la troisième fois en 2024. Depuis, Gilgeous-Alexander a raflé les deux éditions suivantes. Avant le Serbe, Giannis Antetokounmpo avait dominé le scrutin à deux reprises.

Autant dire que si le trophée revient sur le continent, Wembanyama n’en sera pas automatiquement le bénéficiaire. Jokic à 5.75 reste la valeur la plus sûre du marché, capable de sortir une saison à 27 points et 12 passes sans que personne ne s’en étonne. Doncic, lui, aborde son premier exercice complet à Los Angeles, avec le supplément de visibilité que confère le maillot des Lakers. Deux candidats qui connaissent le chemin, là où le Français doit encore le tracer.

Ce qui décidera de la course

Le premier facteur tient au bilan collectif. Depuis 1985, seuls sept lauréats sont venus d’une équipe classée au-delà de la deuxième place de sa conférence. San Antonio remplissait ce critère la saison dernière et devra le confirmer, sous peine de voir la candidature de son pivot s’éteindre dès le mois de février.

Le second relève du récit. Le MVP récompense rarement le meilleur joueur dans l’absolu, plus souvent celui dont la saison raconte quelque chose. Un Wembanyama qui ramène les Spurs en finale après avoir dominé la ligue des deux côtés du terrain construit exactement ce type d’histoire.

Le troisième, enfin, est une question d’âge. Deux joueurs seulement ont été sacrés MVP à 22 ans ou moins, Wes Unseld et Derrick Rose. Le Français en aura 23 en janvier. Le précédent existe, il est simplement rare, et c’est précisément ce qui donne à cette saison un parfum particulier pour le basket français. Réponse au printemps, quand les bulletins seront dépouillés.

Mathieu Rousseau
Mathieu Rousseau
Passionné de basket depuis toujours, j’ai choisi de transformer cette passion en métier en créant Paris Basketball. Je couvre autant l’actualité française que les grandes compétitions internationales, avec un œil attentif sur les talents émergents. Mon objectif : transmettre l’énergie et les histoires qui font vibrer le jeu.

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