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Après 65 ans ce sont les fessiers qui lâchent en premier : les kinés donnent le seul mouvement à garder

24 septembre 2026

Après 65 ans ce sont les fessiers qui lâchent en premier : les kinés donnent le seul mouvement à garder

Nos muscles fessiers sont des piliers de la stabilité et de la puissance au quotidien. Quand ils s’affaiblissent, tout le reste suit : la marche devient moins sûre, les escaliers plus raides, et le dos se met à compenser. Les kinés le constatent chaque jour en cabinet, et leur message est clair : mieux vaut prévenir que guérir. Il existe un mouvement simple, fonctionnel et mesurable qui préserve l’autonomie et retarde la fragilité.

Pourquoi les fessiers s’affaiblissent

Avec l’âge, la sarcopénie réduit naturellement la masse musculaire, et les fessiers, très volumineux, paient un lourd tribut. La sédentarité aggrave le tableau : trop d’heures assises, pas assez de défis mécaniques. Des douleurs de hanche ou de genou poussent aussi à “économiser” la jambe, ce qui endort les fessiers et accélère la fonte. « Un fessier paresseux, c’est un dos qui souffre et un genou qui trinque », résument de nombreux kinés, rappelant l’effet domino sur la chaîne entière.

Les signes à surveiller

Se lever d’une chaise demande soudain un élan des bras. Monter une marche réclame deux appuis au lieu d’un seul, avec un buste qui bascule. La foulée devient courte, le pas moins tonique, et la posture se tasse vers l’avant. Des tensions dans le bas du dos ou des “coups de mou” dans les hanches trahissent une défaillance. « Quand on n’ose plus s’asseoir sans accoudoir, il est temps d’agir », glisse un kiné, invitant à tester sa capacité à faire plusieurs levers-assis sans aide.

Le mouvement à garder : le lever-assis

S’il ne fallait conserver qu’un geste, ce serait le lever-assis, autrement dit passer de la position assise à debout puis revenir s’asseoir. Ce mouvement réveille toute la chaîne postérieure, renforce les fessiers, entraîne la cheville et stabilise le genou, le tout sans matériel. Il est fonctionnel, car il reproduit l’action la plus liée à l’autonomie : se lever d’une chaise, d’un lit ou des toilettes. « Le lever-assis, c’est la vie condensée en 10 répétitions », plaisantent certains kinés, tant l’exercice est complet et progressif.

Comment bien l’exécuter

  • Placez une chaise stable derrière vous, pieds à la largeur des hanches, pointes très légèrement ouvertes.
  • Penchez le buste vers l’avant comme pour “charniérer” à la hanche, sans arrondir le bas du dos.
  • Poussez le sol avec vos talons, serrez les fessiers et redressez-vous en gardant la poitrine fière.
  • Redescendez lentement, fessiers vers l’arrière, jusqu’à frôler la chaise, puis asseyez-vous sous contrôle.
  • Respirez : soufflez à la montée, inspirez à la descente.

Si c’est difficile, élevez l’assise (coussin ou chaise plus haute) et utilisez légèrement les accoudoirs. Si c’est facile, descendez plus lentement, marquez une pause en bas, ou tenez un petit poids contre la poitrine. Cherchez un effort “modéré à soutenu”, sans douleur franche au genou ou à la hanche.

Fréquence et progression en douceur

Visez 3 à 5 séances par semaine, 2 à 4 séries de 6 à 12 répétitions, avec 1 à 2 minutes de repos entre les séries. La règle d’or : rester à 2 reps “sous le max” pour garder de la marge et la belle technique. Augmentez d’abord le contrôle (descente lente), puis le volume (quelques répétitions de plus), puis la charge (sac de courses). Sur 12 semaines, vous pouvez passer d’une chaise haute à une assise standard, puis ajouter un tempo 3–1–1 (trois secondes de descente, une de pause, une de montée). « La constance bat la performance, surtout après la soixantaine », rappellent les kinés, qui préfèrent la régularité aux élans éphémères.

Astuces de sécurité et erreurs fréquentes

Gardez les genoux dans l’axe des pieds, sans les laisser s’effondrer vers l’intérieur. Ne tirez pas avec les épaules : l’impulsion doit venir des talons et des fessiers. Si le bas du dos pince, accentuez la charnière de hanche et réduisez l’amplitude. Évitez de “tomber” sur la chaise : contrôlez la descente jusqu’au contact. La douleur vive n’est pas un cap à franchir : ajustez la hauteur, la cadence, ou consultez un professionnel pour un avis personnalisé.

Étendre les bénéfices au quotidien

Multipliez les mini-occasions de “lever-assis” dans la journée : levez-vous sans mains au salon, dans la cuisine, au bureau. Montez les escaliers en pensant “pousse talon, serre fessier”, une marche sur deux si l’équilibre est sûr. À la marche, contractez légèrement les fessiers à chaque extension de hanche pour redonner du ressort à la foulée. « Chaque répétition est un dépôt sur votre compte autonomie », image un kiné, car ces gestes entretiennent la force et la confiance en mouvement.

Au-delà des chiffres et des modes, le lever-assis rappelle une vérité simple : la force utile est celle qu’on utilise. Un peu chaque jour, avec de bons repères, bâtit des fessiers fiables et une base qui vous porte loin. Si vous avez des antécédents ou des douleurs persistantes, parlez-en à votre médecin ou à un kiné pour adapter le parcours. Et dès aujourd’hui, offrez-vous deux petites séries : vos hanches vous diront merci.

Mathieu Rousseau
Mathieu Rousseau
Passionné de basket depuis toujours, j’ai choisi de transformer cette passion en métier en créant Paris Basketball. Je couvre autant l’actualité française que les grandes compétitions internationales, avec un œil attentif sur les talents émergents. Mon objectif : transmettre l’énergie et les histoires qui font vibrer le jeu.

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